L'île de la tentation, Star academy, Secret story, Koh lanta, Confessions intimes, tentations intimes sur l'île de koh lanta, le grand frère, mon curé chez les nudistes, un seul slip
pour 365 jours...voilà des émissions (les deux dernières ne le sont pas mais ça pourrait être marrant, sauf pour l'homme au slip...) que l'on ne retrouvera jamais sur les chaînes du service public.
Sus aux séries américaines et vive la culture avec des émissions comme Mots croisés, Esprits libres ou encore Ce soir ou jamais.
Jusque là, ce petit monde se portait plutôt bien. TF1 faisait de grosses audiences, France2 nous offrait du théâtre en direct mais voilà, les aléas du direct font qu'on peut oublier son texte ou
pire encore, dire quelque chose qui n'était pas dans la pièce et laisser notre interlocuteur sans voix...c'est ce qu'a dû ressentir Patrick de Carolis, président de France Télévisions lorsqu'il
regardait le 8 janvier, la conférence de presse de Nicolas Sarkozy retransmise sur France2. Pourquoi donc me direz-vous? On a pourtant appris des choses intéressantes comme " Avec Carla, c'est du
sérieux!" ou encore que les caisses de l'Etat étaient vides ou encore encore qu'il était le Président du pouvoir d'achat...euh non, c'était juste avant le 6 mai ça...
De tout ça, Patrick s'en fiche. Il a retenu une seule chose : la fin de la publicité comme source de financement de l'audiovisuel public. Et vlan! Coup de théâtre! 800 millions d'euros (certains
parlent de 1,2 milliards d'€) qui disparaissent au nez et à la barbe de celui qui a remercié pour une raison Y Thierry Ardisson (que j'adore) qui aimait parler de X.
Toutes réformes s'annoncent avec un plan, dans ce cas présent, un plan de financement aurait dû être annoncé le jour-même voire quelques jours après ce tsunami qui allait s'abattre au sein de
l'audiovisuel public, eh bien...non. Plus d'un mois s'est écoulé et personne ne sait encore comment est-il possible de financer 800 millions d'euros sans publicités. Il faut dire que Nicolas
Sarkozy a fait très fort en prenant tout le monde de court ce 8 janvier, y compris la ministre chargée de ce secteur, Christine Albanel.
C'est précisément ce mardi 19 février que le président de la République a mis en place la "commission pour la nouvelle télévision publique" avec à sa tête le président du groupe UMP de l'Assemblée
nationale, Jean-François Copé. Rappelons qu'entre-temps il y a eu une grève massive dans l'audiovisuel public le 13 février. Le dossier brûlant est donc confié à une commission "d'experts", pas les
experts "Miami" mais plutôt les experts "Attali". Oui mais bon, on se souvient de ce qu'a provoqué la commission Attali et ses experts avec les taxis alors Nicolas Sarkozy, qui voulait en premier
lieu que Frédéric Mitterand (neveu de François) prenne la tête de cette commission, a revu son jugement et a préféré nommer Jean-François Copé à la présidence de cette commission. Elle sera
composée de professionnels et de parlementaires et devra rendre ses conclusions avant le 31 mai. Se voyant dans l'urgence de démêler cette situation, les élus de l'opposition qui sont appelés
à faire partie de cette commission apprennent directement leur désignation sans que leurs groupes respectifs aient été consultés et, pour compliquer encore un peu plus la situation, on
apprend que la majorité des parlementaires socialistes appellent à la boycotter! Conscient sûrement du fait que ce dossier, est de toute façon, piloté par l'Elysée. Catherine Tasca, sénatrice PS :
"c'est une feuille de route qui est totalement cadrée et qui ne permet pas d'avoir le débat de fond.".
Nicolas Sarkozy s'est tout de même engagé à ce qu'aucune chaîne du service public ne soit privatisé et a proposé deux options : une suppression totale de la pub dès le 1er janvier 2009 ou une
suppression progressive en commençant, en 2009, par la supprimer à partir de 2Oh.
Critiqué quant au financement de la publicité, il souhaite "réinventer" une télévision publique qui ne soit pas "du pain et des jeux", ni prisonnière de "la tyrannie de l'audience à tout prix au
quotidien."
Avec l'invention de la télé-réalité, le privé devient public, le public est friand de ce qui est privé et il est prêt à payer cher pour ça, il paye même pour les toilettes publics, c'est
dire...